
Ta Prohm
Ta Prohm
Temple bouddhiste du XIIe siècle dans le parc d'Angkor, Ta Prohm est célèbre pour ses ruines enserrées par les fromagers et son rôle dans Tomb Raider.
Temple bouddhiste du XIIe siècle situé dans le complexe d'Angkor, à quelques kilomètres à l'est d'Angkor Wat, Ta Prohm se distingue par les fromagers et tetrameles nudiflora qui enserrent ses ruines. L'École française d'Extrême-Orient a fait le choix de conserver le site dans cet état, mêlant pierre de grès et végétation, ce qui en fait l'un des temples les plus reconnaissables du Cambodge.
Pourquoi visiter Ta Prohm ?
Trois raisons rendent cette visite intéressante au sein du circuit d'Angkor :
Un état de conservation unique : contrairement aux autres temples restaurés, Ta Prohm a été stabilisé sans retirer les arbres centenaires qui ont poussé sur les murs.
Une histoire royale documentée : une stèle retrouvée sur place détaille la vie du temple à son apogée, ses richesses et sa population.
Une notoriété cinématographique : le tournage de Tomb Raider en 2001 lui a valu le surnom de « temple d'Angelina Jolie » et l'a fait connaître au-delà des cercles d'amateurs d'archéologie khmère.
Histoire
Ta Prohm est construit à partir de 1186 sous le règne de Jayavarman VII, dans le cadre du grand programme architectural lancé par ce roi bouddhiste. Son nom d'origine, Rajavihara, signifie « le monastère du roi » ; le site était auparavant appelé Old Brahma. L'idole principale représentait Prajnaparamita, personnification de la sagesse, dont les traits auraient été inspirés de la mère du souverain. Ta Prohm forme ainsi une paire avec le temple de Preah Khan, fondé en 1191 et dédié à un Bodhisattva inspiré du père du roi.
Une stèle découverte sur place indique que le temple abritait à son apogée plus de 12 500 personnes, dont 18 grands prêtres et 615 danseurs. Quelque 80 000 habitants des villages environnants contribuaient à son entretien en services et fournitures. Les inscriptions mentionnent des trésors d'or, de perles et de soie. Des expansions et reconstructions ont eu lieu à la fin du XIIIe siècle.
Après la chute de l'Empire khmer au XVe siècle, le temple est abandonné et la jungle reprend ses droits. Lorsque l'École française d'Extrême-Orient entreprend la conservation des temples d'Angkor au XXe siècle, elle décide de laisser Ta Prohm dans son état initial, avec ses arbres et ses ruines. Le site est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992. Depuis 2013, l'Archaeological Survey of India mène un programme de restauration pour stabiliser les structures les plus fragiles sans dénaturer l'apparence du temple.
Que voir sur le site ?
Le temple s'étend sur environ 60 hectares (1 km sur 700 m) et se compose de cinq enceintes successives, chacune marquée par une gopura, une porte décorée de tours à quatre faces dans un style proche de celui d'Angkor Thom.
Les arbres et les ruines
Deux essences dominent le site et participent à son atmosphère : les fromagers au tronc blanc argenté et les tetrameles nudiflora, dont les racines massives s'enroulent autour des galeries. Dans la première enceinte, un tetrameles emblématique semble écraser le toit d'une galerie ; ses racines en forme de mains plongent vers le sol tout en soutenant la toiture qu'elles oppressent.
La salle des danseuses
Dans la troisième enceinte, des linteaux ornés de sculptures d'Apsara (danseuses célestes) marquent l'entrée d'une salle qui leur était consacrée. C'est l'un des décors sculptés les mieux conservés du temple.
Le sanctuaire central et les cours
Très endommagé, le sanctuaire central occupe la cour centrale, à laquelle on accède après avoir franchi plusieurs gopuras et passé une grande terrasse de grès dans la deuxième enceinte. Les ruines d'édifices monastiques, des frontons sculptés et des blocs de toiture effondrés ponctuent le parcours, donnant une lecture progressive de l'organisation du complexe.
La stèle fondatrice
Près du temple principal, la stèle gravée qui détaille la fondation et le fonctionnement de Ta Prohm reste l'une des sources les plus précieuses pour comprendre la vie quotidienne d'un grand monastère khmer du XIIe siècle.
Informations pratiques
Billet : la visite de Ta Prohm est incluse dans le pass Angkor (passes 1, 3 ou 7 jours), à conserver sur soi pour les contrôles à l'entrée des temples.
Durée de visite : comptez 1 h à 1 h 30 sur place pour parcourir l'essentiel des enceintes.
Tenue : épaules et genoux couverts, comme dans tous les temples du site.
Confort : chaussures fermées recommandées, le sol étant inégal entre racines et blocs de pierre. Eau et chapeau indispensables.
Quand visiter ?
La meilleure période s'étend de novembre à mars, durant la saison sèche, avec des températures plus supportables et peu de pluie. Pour limiter l'affluence, privilégiez le début de matinée ou la fin d'après-midi : la lumière rasante met également mieux en valeur les jeux de racines sur les pierres. Évitez le créneau de milieu de journée, plus chaud et plus fréquenté par les groupes.
Comment s'y rendre ?
Ta Prohm se trouve dans le parc archéologique d'Angkor, à environ 20 minutes en véhicule au nord du centre de Siem Reap. Depuis Phnom Penh, plusieurs compagnies de bus desservent Siem Reap quotidiennement ; comptez 6 à 7 heures de trajet. Une fois sur place, le tuk-tuk reste le moyen le plus pratique pour combiner Ta Prohm avec les autres temples ; le vélo est une alternative pour les petits circuits.
À combiner dans les environs
Ta Prohm s'inscrit naturellement dans un circuit de plusieurs temples d'Angkor :
Angkor Wat : le plus vaste ensemble religieux du site, à voir au lever du soleil.
Preah Khan : le temple jumeau de Ta Prohm, dédié au père de Jayavarman VII.
Baphûon : temple-montagne situé dans Angkor Thom.
Pre Rup : temple en latérite réputé pour ses couchers de soleil.
Banteay Samre : temple plus excentré, moins fréquenté.
Questions fréquentes
Questions fréquentes
Le temple a servi de décor à plusieurs scènes du film Tomb Raider (2001), dans lequel Angelina Jolie incarnait Lara Croft. Ce tournage a contribué à sa renommée internationale, au point que le surnom est resté chez les guides comme chez les voyageurs.
Non, l'accès est compris dans le pass Angkor (1, 3 ou 7 jours), qui donne aussi accès aux autres temples du parc archéologique.
Une visite tranquille demande environ 1 h à 1 h 30. Les passionnés d'archéologie ou de photographie peuvent y consacrer un peu plus de temps.
Non. Le parti pris de conservation, défini par l'École française d'Extrême-Orient et poursuivi par l'Archaeological Survey of India, est de préserver le temple dans son état envahi par la végétation, en se limitant à stabiliser les structures menacées.
Il a été fondé comme monastère bouddhiste mahayana sous Jayavarman VII, dédié à Prajnaparamita. Comme dans beaucoup de sanctuaires khmers, des éléments hindous coexistent dans la décoration et la symbolique.
Préparer votre visite
Ta Prohm s'intègre dans tout itinéraire au Cambodge centré sur les temples d'Angkor et la région de Siem Reap. Pour construire un circuit sur mesure incluant ce temple et les autres sites majeurs du pays, consultez nos voyages au Cambodge.
Intéressé(e) par cette visite ?
Nous pouvons l'inclure dans votre itinéraire personnalisé.
